64. Les vertus de la relecture (bis)
28 juin 2010Dans la premier billet portant le titre (sans le bis), je voulais évoquer le fait qu’en se relisant on en apprenait davantage souvent qu’à battre la campagne en quête d’une solution. En effet, il est matériellement et intellectuellement impossible d’avoir en tête tout ce qu’on a (soi-même) écrit sur un sujet, surtout sur une période aussi longue que trente ans, malgré ou à cause de laps abyssaux (sots ?).
Mais je me suis aperçu en retournant à l’examen que j’ai fait de la phrase, que je devais aussi prendre le titre au pied de la lettre : les deux pages écrites sur la question contenaient à défaut d’autre chose une ample collection de coquilles, de répétitions et de segments incompréhensibles. Je sais que les médicaments que j’absorbe ont pour effet le vertige parfois, mais il faut croire que celui-ci a des conséquences cognitives. Problème d’attention ? Je commence une phrase et j’en termine une autre ?
De toute manière, il faudra repasser (comme disait ma mère). Je ne vais pas en rester là, et je veux si possible étendre le corpus et passer en revue le plus grand nombre d’exemples et de noms, verbes et adjectifs, sans toutefois aller jusqu’à la nausée.
La difficulté que j’entrevois c’est la détermination non pas tellement de la dénotation ou du sens, mais bien comment trancher entre le matériel et le notionnel quand une définition est mixte, comme pour blanchâtre, = tirant sur le blanc. Tirer n’est pas dénotatif, mais blanc… non, blanc est notionnel…
Le parcours sera semé d’embûches. Mais blanchoyer = avoir un [reflet]R blanc. Le R est le signe de la référence. Du boulot en perspective. Ah, j’oubliais. Le texte 63 a été placé en complément à la page 2 de “Les phrases ont-elles un sens ?” À la prochaine. schnauzer.

