42. Ce sur quoi on se casse les dents
15 janvier 2010Pas d’humeur à faire de longs discours. J’ai interrompu ma séance de travail. J’en suis à la deuxième ou troisième relecture (deuxième, je crois). Et je tombe encore sur des coquilles (terme poli désignant ce qui est en réalité une faute). À cause des doigts noueux de l’arthritique ou de l’attention flottante. Retour de la thyroïde. Il y a aussi les phases d’obnubilation.
Les coquilles passent encore, mais il y a des passages qui ne passent pas, justement. Comme la discussion que j’ai rapiécée avant de décrocher. Il faut dire que le fait de recourir au TLF pour trancher dans une interprétation (avec ma manie de ne pas vouloir me servir de mon jugement linguistique - avec raison d’ailleurs), oui, où en étais-je ? Le fait donc de me servir du Trésor comme arbitre est presque incompatible avec ma démarche. C’est un monument, d’accord, mais comme les monuments, il manque de souplesse et s’il est exhaustif ou peu s’en faut, il est également bien trop détaillé pour mimer le comportement d’un locuteur.
Car c’est à cela que me servent les dictionnaires. C’est pourquoi je privilégie les ouvrages en un seul volume et même assez sommaires.
Comme dirait l’autre, dans le Trésor, il y a à boire et à manger. Et il tend à donner raison à tout le monde. Sauf à moi. Enfin, je n’y trouve pas toujours ce que j’y cherche. Le défaut du Trésor est aussi, du point de vue de l’utilisateur normal, sa principale qualité. Ce qui à mes yeux constitue un excès de détails peut répondre aux questions d’un autre.
Autrement dit, je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même. Et sans doute me reposer davantage, si je veux être vigilant à la prochaine séance. Pas Lundi prochain. Lundi prochain, on ramasse la neige qui va tomber dimanche. 10 cm. Et les épaules… schnauzer.