Archives de janvier, 2010

42. Ce sur quoi on se casse les dents

15 janvier 2010

Pas d’humeur à faire de longs discours.  J’ai interrompu ma séance de travail.  J’en suis à la deuxième ou troisième relecture (deuxième, je crois).  Et je tombe encore sur des coquilles (terme poli désignant ce qui est en réalité une faute).  À cause des doigts noueux de l’arthritique ou de l’attention flottante.  Retour de la thyroïde.  Il y a aussi les phases d’obnubilation.

Les coquilles passent encore, mais il y a des passages qui ne passent pas, justement.  Comme la discussion que j’ai rapiécée avant de décrocher.  Il faut dire que le fait de recourir au TLF pour trancher dans une interprétation (avec ma manie de ne pas vouloir me servir de mon jugement linguistique - avec raison d’ailleurs), oui, où en étais-je ? Le fait donc de me servir du Trésor comme arbitre est presque incompatible avec ma démarche.  C’est un monument, d’accord, mais comme les monuments, il manque de souplesse et s’il est exhaustif ou peu s’en faut, il est également bien trop détaillé pour mimer le comportement d’un locuteur.

Car c’est à cela que me servent les dictionnaires.  C’est pourquoi je privilégie les ouvrages en un seul volume et même assez sommaires.

Comme dirait l’autre, dans le Trésor, il y a à boire et à manger.  Et il tend à donner raison à tout le monde.  Sauf à moi.  Enfin, je n’y trouve pas toujours ce que j’y cherche.  Le défaut du Trésor est aussi, du point de vue de l’utilisateur normal, sa principale qualité.  Ce qui à mes yeux constitue un excès de détails peut répondre aux questions d’un autre.

Autrement dit, je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même.  Et sans doute me reposer davantage, si je veux être vigilant à la prochaine séance.  Pas Lundi prochain.  Lundi prochain, on ramasse la neige qui va tomber dimanche.  10 cm.  Et les épaules… schnauzer.

41. Nouvelle page, nouvelle année

1 janvier 2010

La pause de la mi-journée a duré plus longtemps que prévu.  À peine, mais le fait de fragmenter les périodes de travail permet à l’esprit (ce qui en reste) de se donner le change et de croire qu’il se régénère.  J’ai quand même mis un jour et demi à relire et à réviser (parfois j’ajoute) le chapitre huit.  J’ai aussi révisé le code de quatre pages qui présentaient certaines cartes cognitives que j’ai faites sur le site de Glinkr, il y a deux ans, maintenant.  Le temps qui se traîne passe très vite finalement.

Il ressemble, par ce double aspect, au rêve.  Je me souviens avoir mécontenté un psychanalyste un jour en lui racontant que mon inconscient était idiot.  En effet il n’a pas l’air d’avoir idée de ce qu’est le temps, puisque je peux aussi bien rêver de choses que je n’ai jamais vues que de personnes que j’ai connues il y a quarante ans.

J’écris demain alors que je suis encore aujourd’hui.  Non, la technologie ne m’émerveille pas.  Ici, alors que la neige a des états d’âme (frigorifiques), il reste vingt-cinq minutes de 2009.  Et sur le blog, nous sommes déjà le 1er janvier, à cinq heures trente-six.  Bonne année.

Pas de point d’exclamation.  L’avenir immédiat n’est pas souriant, et d’ici quatre mois, il sera franchement sombre.  Mais au moins j’aurai fini mon dernier texte.  J’aurai passé toute ma vie à écrire sans arriver à rien ni nulle part.  The wrong man in the wrong place at the wrong time, doing the wrong thing.  schnauzer.