Archives de novembre, 2009

37. Onze sur treize

23 novembre 2009

Non, ce n’est pas une note.  Je suis au onzième chapitre (dernier tiers) sur les treize que compte le plan de de l’inférence sémantique.  Et le treizième est un supplément que je projetais déjà il y a trois ans et que j’avais amorcé quand la sémantique restreinte s’est essoufflée.

Je l’ai réintitulée « la synonymie contre de Saussure », puisque le point de départ est sa conception (différentielle et oppositive) du sens.  Or, rien dans la sémiologie de Saussure ne l’autorise à parler du sens.  Ses deux axes auraient dû lui permettre d’ébaucher deux sémantiques complémentaire, mais il n’a vu dans l’axe syntagmatique qu’une succession et n’a pas privilégié la communauté de sens dans le paradigme.

Non, pas de procès ce soir.  Naturellement, même à la fin du supplément, le boulot ne sera pas terminé.  Deux révisions profondes, l’une dans le modèle (faire un modèle avec Aibase2) et l’autre dans la section intitulée l’interdéfinition comme esquisse…

De plus, ajouter un argument massue contre la compositionnalité.  Et naturellement une relecture générale et qu’on tentera d’être serrée.  Autrement, rien à signaler que la fatigue et l’inquiétude.  Peur de l’avenir, inéluctable.  J’en reparlerai, mais pas tout de suite.  Essayons de finir tout ça pour Noël ou le Nouvel An, bien que je partage l’opinion de Flaubert à leur sujet.  À plus. Un schnauzer qui vieillit.

36. Le chapitre le plus long

6 novembre 2009

Le chapitre le plus long.  Sans blague.  Le chapitre 5 est réparti sur trois pages (en raison du type de connexion) et fait un total que quelque 200 kilo-octets.  Je suis au chapitre 7, mais le cœur n’y est pas.

Mes tracas budgétaires et ma santé me tirent vers le bas.  Il y a aussi, malheureusement, une idée que de toute évidence je refoulais, que je ne voulais pas admettre, alors que tout mon travail depuis dix ans le démontre :  mes recherches ont tourné le dos à la description linguistique parce que je ne parvenais plus à croire au cadre linguistique qu’on m’a légué à la fin des années soixante-dix.

En outre, si la linguistique de Saussure m’a longtemps paru étroite, j’ai découvert au cours de mes lectures « historiques » un aspect dogmatique du bonhomme, qui me semble assez peu ragoûtant.  Il emploie un curieux adjectif :  antilinguistique, comme s’il s’agissait d’une idéologie ou d’une religion.  Ailleurs, il parle de « heurt(er) de front les principes fondamentaux de la linguistique évolutive. »  La question se pose :  était-il bergsonien ?  À la prochaine. schnauzer.